Diamants synthétiques

Il y a dix ans, alors que Frédérique Bernard-Perrottey suivait les cours de l’ING, il était déjà question de diamants synthétiques. Mais à cette époque ceux-ci coutaient cher.
En période d’avant-guerre, le concurrent du diamant naturel était la moissanite. Ensuite, sont apparus les diamants de synthèse dont l’utilisation était limitée à l’usage industriel. Les premiers diamants synthétiques gemmes sont quant à eux arrivés dans les années 1980.

Il y a deux ans, Frédérique Bernard-Perrottey a constaté qu’un grand magasin américain commençait à commercialiser une ligne de bijoux avec des diamants synthétiques. C’est-à-dire, des diamants fabriqués par l’homme en laboratoire.
Les diamants synthétiques possèdent les mêmes propriétés chimiques, physiques et optiques que les diamants naturels, aussi appelé carbone cristallisé.
Il existe plusieurs techniques pour fabriquer des diamants synthétiques : la méthode HPHT (Haute Pression Haute Température) et la méthode CVD (Chemical Vapor Deposition ou dépôt chimique en phase vapeur en français).

Le diamant synthétique présente différents avantages et inconvénients :
Les avantages sont principalement sur le plan écologique, l’aspect éthique et social ainsi que sur la possibilité de toucher une nouvelle clientèle.
Il y a cependant de nombreuses contraintes légales et se pose le problème de la valeur matérielle qui diffère.

Dans tous les cas, il s’avère nécessaire de former le personnel en magasin et d’informer la clientèle qu’il s’agit bien de pierres synthétiques, seule appellation légale.

Les acteurs du secteur du diamant synthétique sont :
– Diamond Foundry (USA), société réalisant des ventes sur le Web dans laquelle Leonardo di Caprio détient des parts.
– De Beers avec Lightbox (UK), des produits qui ont été lancés fin mai 2018.
– Diama de Swarovski (Autriche).
– Innocent Stone (France).
– Courbet (France).

Or recyclé

Afin de fabriquer de l’or recyclé, il faut tout d’abord le récupérer dans les boutiques d’achat d’or. Ce dernier provient principalement des déchets engendrés par la fabrication industrielle.
Il est ensuite fondu, affiné, puis associé à différents alliages pour créer de l’or 750 millièmes. Il doit ensuite être certifié par le Cofrac.

L’Or recyclé présente de nombreux avantages, notamment d’utiliser de l’or déjà présent sur terre, de supprimer certaines dépenses énergétiques et sources de pollution dues à l’extraction et enfin de conserver les ressources terrestres.

Malheureusement, la chaine d’approvisionnement est à revoir, il peut y avoir confusion avec l’or certifié (Fairmined) et certaines régions productrices d’or ne se développent plus.

Les marques qui proposent de l’or recyclé sont :
– Or du Monde (France).
– Innocent Stone (France).
– Monique Péan (USA).
– The Circular collection from BaYou with Love (USA), qui utilise l’or des microprocesseurs, grâce à un partenariat avec Dell.

Qui est Frédérique Bernard-Perrottey ?

Frédérique Bernard-Perrottey est consultante formatrice au sein de My Little Garnet, dont le concept est d’offrir aux professionnels HBJO la possibilité de monter en compétences sur le plan des ventes, de l’accueil, des bijoux et de la gemmologie.
Elle a 14 ans d’expérience dans le secteur HBJO (vente, marketing, achats, approvisionnement) et 8 dans la formation, notamment aux Galeries Lafayette. Sa compétence s’étend des gammes access à luxe (Guilde des Orfèvres, Galeries Lafayette, Printemps, Boucheron).
Aujourd’hui, Frédérique Bernard-Perrottey dispense des formations sur le diamant synthétique qui s’adressent à des bijoutiers-joailliers.